Arrêter de fumer sans prendre de poids – Semaine 8

On se retrouve pour la huitième semaine de mon défi “ Arrêter de fumer sans prendre de poids “.

En toute franchise, je dois avouer que cette chronique me pose souci. J’aime l’écrire mais elle me prend du temps, et j’ai l’impression d’ennuyer les gens.

Dans le fond, qui s’intéresse à l’histoire de quelqu’un qui arrête de fumer ? Sans prendre de poids s’il vous plaît.

Sans compter que j’ai tant d’autres projets sur le feu. Mon e-book, ma solution rapide pour enfin déployer mes ailes et vivre de mon propre chef, sans me lever tous les matins pour aller suer pour un patron.

Sans compter ma vie sociale, familiale, professionnelle, et tout ce qu’on a tous à faire dans une vie.

Bref, le temps me manque

Et surtout : je me concentre sur cette chronique au lieu de vous livrer de bons articles pour vous aider à comprendre votre corps, ses attentes, et comment bien l’alimenter. Et enfin gagner votre combat contre le surpoids. En clair : le temps me manque.


Montre - temps


Je vois tant de personnes qui s’ennuient, cherchent à tuer l’ennui, et qui seraient ravis de me vendre leur temps libre.

Mais….. comme l’a si bien dit Sénèque il y a 2000 ans (!!), le temps est la seule variable identique pour tous les êtres humains. On ne dispose pas de la même santé, des mêmes aptitudes, physiques comme intellectuelles, ni des même moyens financiers. On n’est tous si différents. Mais le temps s’écoule de la même façon pour chacun d’entre nous, une journée dure 24 heures pour tout le monde, et quoiqu’on fasse on ne pourra jamais le changer.

La seule différence réside dans l’utilisation que chacun fait de ce temps, et personnellement j’ai beaucoup trop à faire pour me contenter de 24 heures par jour. Je sais que je dois apprendre à être patient, ne pas me stresser la vie, tant qu’on est focalisés sur ce qu’on doit ABSOLUMENT faire, on le fera. N’empêche, je me sens frustré de manquer de temps et de ne pas réussir à caler en une journée tout ce que j’aurais à y faire.

Donc le format se rétrécit encore, je vous livrerai chaque semaine un court constat de mon défi. Et la photo de la balance pour preuve de la réussite de ce défi, au fond je pourrais presque me contenter de ça.

Mais j’aime écrire, j’ai peut être loupé une vocation d’écrivain, va savoir… Allez, je m’égare, revenons-en à mon défi.

Alors la clope, ça se gère ?

Difficilement, je dois bien avouer, c’est vraiment un vice ancré dans mon esprit. Une maladie. Je ressens toujours de la frustration à l’idée de ne pas fumer, je crois que j’ai besoin d’une piqûre de rappel de mon bouquin.


Piqure de rappel


Comme tant de choses dans la vie, ce qui est vraiment compliqué c’est de changer d’état d’esprit. Les actions ne sont pas si dures à mettre en place, mais changer sa façon de penser l’est profondément.

C’est inconfortable de changer ses habitudes, ou de se priver pour arriver à un objectif, et cela demande du temps. Du temps pour laisser son cerveau baigner dans de nouvelles idées, de nouvelles façons de voir les choses, et à la fin de s’accaparer ces idées. Et accepter ces choses comme de nouvelles habitudes. Une nouvelle façon de vivre.

Une nouvelle parcelle d’identité propre.

En réalité, tant de similitudes avec la perte de poids. On n’a beau connaître les bonnes pratiques, ce n’est pas de là que vient le souci. On ne sait pas comment faire ? Il suffit d’apprendre. Rien de sorcier en soi. Mais changer ses habitudes, commencer à faire de nouvelles choses et en arrêter d’autres relèvent vraiment du défi.

Il y a un fossé qui sépare l’ignorance de la connaissance. Mais il est incomparable à celui qui sépare la connaissance de l’action.  Chris Guillebeau

Me voir en tant que non fumeur est encore difficile, même si les bénéfices ne manquent pas et se comptent par brouettes entières. J’ai toujours l’impression qu’il me manque quelque chose, et là se trouve un facteur d’échec : non il ne te manque rien mon garçon, tu n’es pas né avec une cigarette en main. Tu t’es plongé dans cette merde tout seul. Et tu vas devoir t’en sortir (presque) seul.

Parce qu’il ne faut pas se mentir, même si le soutien de l’entourage apporte beaucoup, on reste seul dans ce combat face à nous-même. J’ai une famille formidable, une femme qui me soutient dans chaque action positive que j’entreprends, et une fille qui ne manque jamais de me montrer qu’elle est fière de ma réussite. Et pourtant, je me sens seul dans cette quête. Mon cerveau ne réclame de la nicotine qu’à moi seul, et je dois mener ce combat seul dans ce qui se trouve entre mes deux oreilles.

Sans compter que je travaille beaucoup en déplacement, je loge seul maintenant, en partie pour éviter les tentations. Mais quand je me retrouve dans mon petit studio loin de chez moi, même si j’ai beaucoup de choses à accomplir chaque jour, eh bien ….. le petit démon de la nicotine vient gentiment me chatouiller.

Comment je tiens le coup ?

Au risque de vous paraître un peu “perché” (si vous êtes de ceux qui pensent que ce n’est qu’une lubie de hippie), le meilleur moyen que j’aie trouvé pour résister aux chatouillis de la nicotine, c’est …… la méditation. Oh, pas une méditation complète, je garde ça pour des moments privilégiés. Non, simplement un recentrage de mes pensées sur ma respiration, et une visualisation de mon objectif premier : ne pas penser à la cigarette comme une récompense ou un plaisir. Car ça ne l’est pas.

Ce qui m’aide : ma compagne est une méditante convaincue, et j’ai pris l’habitude de pratiquer avec elle. Elle tient d’ailleurs un blog sur le sujet, si ça vous intéresse, c’est par ici : méditation pour petits et grands. Et ça fait un bien fou de méditer, dans toutes les circonstances.


Big buddha - Phuket - meditation


Là où d’autres vont se consoler en grignotant, je recentre mes pensées pour en éloigner le tabac. Et je pense que c’est une bonne base pour ne pas céder aux fringales qui apparaissent quand on arrête de fumer. Rigueur, je me permets un ou plusieurs fruits, c’est bon pour la santé et le moral. Et me dire que je remplace la cigarette par des fruits, c’est assez cool. Bien sûr, je ne vous dis pas de vous balader avec des cartouches de fruits à la ceinture prêts à consommer dès que vous avez envie de fumer. Non, simplement que ça remplace très bien le grignotage auquel vous seriez tenté de céder quand vos avez envie de fumer.

Les fringales sont réelles, comme je vous l’ai dit auparavant, le manque de nicotine et la faim procurent des sensations similaires, et il est assez simple de confondre les deux, ou de vouloir calmer son envie de fumer en mangeant.

Au niveau des actions, j’en suis où ?

Je n’ai pas changé grand chose à mon mode de vie, même si tenir ce blog me donne encore plus envie de bien me nourrir, inconsciemment je mange de plus en plus sainement, même si à la base mon régime est assez sain. Mais mon boulot m’oblige à me gaver de sandwichs, pas de possibilité de manger autre chose dans la plupart des cas.

Et croyez moi : manger sainement et garder la ligne en mangeant beaucoup de sandwichs relève du défi quotidien. Mais c’est faisable, en surveillant ce qu’on met dans son pain, et surtout en surveillant le type de pain qu’on mange. J’en ferai un article complet, tant le pain est un sujet intéressant, et au fond plein de mystères pour beaucoup. On ne le dit pas assez, la diététique conventionnelle “l’oublie” souvent mais les glucides favorisent bien plus la prise de poids que les lipides (les graisses). On en reparlera, vous saurez tout à  ce sujet.


Sandwich


Je n’ai toujours pas repris le sport, deux semaines complètes sans activité. Rappelez-vous, je me suis blessé une épaule. Je limite le yoga parce que j’ai aussi besoin de mes bras et que je veux à tout prix préserver mon épaule. Je ne sais toujours pas comment je me suis blessé mais j’ai le sommeil agité ces temps-ci, et je me réveille souvent sur un côté alors que je ne dors jamais comme ça habituellement.

Pour peu que j’aie placé mon bras derrière mon corps et dormi toute la nuit comme ça, et la raison de ma blessure semble évidente. Je suis assez fragile au niveau des articulations. Dans tous les cas, rien n’a changé dans mes habitudes sportives, je ne pense pas que ça vienne de là.

Etonnamment, ma silhouette n’a pas bougé, c’est le fruit de la régularité. Mon corps est habitué à pratiquer du sport régulièrement, en petite quantité et ça paie : je peux faire une pause sans que cela n’affecte visuellement mon corps. Pour l’heure, je m’en sors bien Winking smile

Donc affaire à suivre….


Du côté de la balance, pas de grand changement, je reste dans ma fourchette de poids idéal.

 

Semaine 8


Si cet article vous a plu, ou si vous aussi luttez contre le tabac, n’hésitez pas à presser le pouce bleu en dessous, à partager l’article et à partager votre expérience en commentaires. A plusieurs, on est plus forts !

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