Arrêter de fumer sans prendre de poids – Semaine 5

Bon. Mon défi. C’était ambitieux, il faut bien l’avouer ! Mais si c’est pour se planter lamentablement comme un planeur un jour sans vent, à quoi ça sert ?

Arrêter de fumer sans prendre de poids, joli programme..

Mais alors, il en est où de son défi finalement ?

Hein, il nous vend du rêve à nous faire croire qu’il va arrêter de fumer sans grossir, il est marrant lui. Pfff, tous ceux qui l’ont fait ont pris 10 kilos, il croit quoi ?

Donc…

Il s’est jeté à l’eau ou toujours hésitant ? Parce qu’arrêter trois courtes semaines pour replonger bêtement, c’est nul.

Je vous l’accorde, c’était nul. Vraiment nul. Une grosse erreur. Je ne l’ai pas vu venir, et avant de m’en rendre compte, je recrachais de la fumée par le nez comme un novice qui apprend à fumer et trouve que ça fait classe, un “effet dragon”. Alors qu’en fait ça pique le nez, ça inflamme la muqueuse nasale, et vous prive d’odorat pour les prochaines 24 heures.


Dragon - Arrêter de fumer

Enfin, en admettant qu’un fumeur dispose encore du sens de l’odorat. Personnellement, je connais la définition du dictionnaire, mais sinon, “odorat”, inconnu au bataillon.

Vous pourriez lâcher le pire pet du monde, une bombe à faire rougir celle d’Hiroshima, que je ne m’en rendrais même pas compte. Je ne ferais pas la différence entre l’odeur de votre abomination et celle d’un bouquet de jolies roses fraîchement cueillies au matin sous une délicate rosée d’été.

Je sais, à ce stade, vous devez être vraiment triste pour moi.

Quand on sait que le goût n’est rien d’autre qu’une combinaison de nos autres sens, on peut en déduire que la cigarette m’handicape finalement de deux sens. Si, c’est vrai, essayez de manger deux plats identiques, l’un bien présenté, l’autre réduit en bouillie : ils n’auront pas le même goût à vos yeux (ah le jeu de mots ! nul..).

De la même façon, vous pourriez déguster LA spécialité d’un chef étoilé à proximité d’une fosse septique pleine à ras bord un jour de canicule, eh bien vous trouveriez ce plat absolument infect.


ça pue ! Arrêter de fumer

Pire encore ? Vous pourriez même ruiner la réputation de ce chef quand vous lui vomiriez sur les sabots en voulant le féliciter (ce qui ne serait qu’une basse flatterie, étant donné que la fosse septique a ruiné votre repas).

Bref

La cigarette, le cigarillo plus précisément depuis une transition provisoire qui s’éternise, ruine ma vie à tout point de vue. Les buralistes me rackettent, je tousse le matin, je manque de souffle (heureusement que je suis sportif, vous imaginez la cata sinon..), je ne sens rien et n’ai plus de goût.

Et pire que tout, je sens le poids de mes menottes, celles qui me lient à mon poison, qui font que si je ne sens pas ce petit paquet cartonné au fond de ma poche, c’est la crise d’angoisse assurée.

Non j’exagère, fort heureusement, on trouve des marchands de mort partout,.

Mais poussé par l’instinct de survie et ce désir de liberté qui me colle à la peau, j’avais pris une grande décision. Et même si j’ai craqué bêtement une fois bien alcoolisé (piège classique, je me sens trop bête d’être tombé dedans), on ne lâche rien et je ne reviendrai pas sur cette décision, c’est bien pour ça que je vous prends comme témoins de mon engagement, et je ne compte plus vous décevoir.

Enfin, ME décevoir surtout. Et ma compagne. Et ma fille.

Cette expression triste dans ses beaux yeux verts, quand elle m’a vu un cigarillo à la main après trois semaines sans fumer, me hante encore. Pour rien au monde je ne voudrais y lire à nouveau tant de déception .

Alors, tu t’es jeté à l’eau ou tu tournes toujours autour du pot ?

Bonne question. Depuis une semaine, je vis mal, de me dire qu’après tant d’efforts je me retrouve un cigare à la main le matin avec mon café.

Merde, t’as craqué ou quoi ? Ben oui, apparemment.

Mais ça, c’était avant, et je repars sur de bons rails.


De bon rails - Arrêter de fumer

Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout !

Donc hier matin, rituel du dernier cigarillo, moment solennel, presque religieux, c’est le dernier de ma vie, je me dois de faire ça bien. Le matin, parce que c’est MON moment, c’est là que ma conscience est à son niveau le plus élevé.

Je prends une grande inspiration, regarde mon cigare avec un mélange de tristesse et de colère (l’ambivalence des sentiments, c’est ça être humain). Et après ma gorgée de café, je tire donc cette dernière taffe, longue, profonde. Elle me brûle la gorge, et pendant une fraction de seconde je ressens tout le poison contenu dans cette fumée bleue qui pique les yeux. J’écrase le mégot brûlant.

C’est bon, j’en ai fini de cette saloperie.

Depuis, c’est pas facile, je ressens un peu plus de stress étant donné que j’ai échoué une fois, mais ça ne doit pas me bloquer, l’échec est humain.

J’ai plus ou moins viré de mon alimentation tout ce qui était préjudiciable à ma santé au cours du temps, le tabac reste le dernier grand bastion d’impureté de ma vie.

Et mon boulot qui ne me plaît pas et me place en état de stress chronique, mais ça c’est une autre histoire. J’ai entamé mon virage, mais ça prend du temps et ne dépend pas uniquement de moi comme l’arrêt du tabac.

Je me souviens lorsque j’ai décidé de me remettre en forme, changer mon alimentation et pratiquer régulièrement du sport. Cela m’a semblé beaucoup plus simple, alors que c’était un changement ENORME dans ma vie.

Pourquoi plus simple ?

Le caractère définitif. Arrêter de fumer est une action irrévocable. Plus possible de fumer de temps en temps un de ces gros Cohiba qui me plaisent tant, parce que ça ouvrirait la porte à cette réaction en chaîne qu’est le fait de fumer.


Cohiba - Arrêter de fumer

Alors que rien ne m’empêche de temps en temps de manger une bonne cochonnerie industrielle pleine de sucres raffinés, de mauvaises graisse trans qui bouchent les artères et font prendre du poids. Pas bien je sais, mais je ne suis pas un moine, et j’ai grandi dans cette société industrielle. Depuis petit, j’ai appris à aimer le goût des aliments transformés, des additifs en tous genres, et de temps en temps quand la nostalgie me gagne, je me permets un écart.

Aucun problème, je gère parfaitement, et d’ailleurs cela m’écoeure, impossible de finir une barre chocolatée aujourd’hui, mon corps n’accepte plus cette mauvaise source d’énergie et l’envie de vomir apparaît bien avant la fin.

Plus facile de bien se tenir lorsque l’écart est toléré Winking smile

Voilà, pour conclure

J’ai repris mon défi, j’ai viré la clope de ma vie, et c’est tant mieux.

To be continued…


Au niveau de la balance, rien de neuf sous le soleil, ma silhouette n’a pas bougé, et je sais pouvoir la maintenir dans le temps, tabac ou pas.


Semaine 5


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Et si vous aussi luttez contre le tabac, n’hésitez pas à en discuter avec moi, à plusieurs on est plus forts Winking smile

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